vendredi 9 novembre 2018

Baia da ABRA - Madère

Aujourd'hui pour nous remettre de nos émotions d'hier, nous avons décidé de partir faire une randonnée pique-nique jusqu'au sommet de la Punta de Barlavento qui se dresse à 601 mètres d'altitude. Panorama grandiose et époustouflant!






 La Punta del Castello...




Ombre et lumière....

 
Contents d'arriver au sommet, on en a plein les jambes!!!

 


 
Fripouille, la grenouille de Brigitte a fait l'ascension elle aussi ...
C'était supposé être une journée cool et sans émotions.... en redescendant du sommet, Gérard et moi avons aperçu une petite embarcation s'éloignant doucement sur les flots à quelques centaines de mètres d'Haliotide... En l'observant avec plus d'attention nous avons réalisé avec stupeur qu'il s'agissait de notre annexe, sensée être encore arrimée sur la plage de gros galets noirs de jais située au pied de la montée menant au sentier côtier... Après le trekking, nous avons donc opéré une descente au pas de course suivi de près par Christian, Brig, étant en arrière, était encore dans l'ignorance de ce qui se tramait et cheminait tranquillement...
Une fois arrivé sur la crique au terme d'une course effrénée, Gérard n'écoutant que son courage, s'est jeté à l'eau pour rejoindre Haliotide.
D'en haut, Brig a eu la stupéfaction de voir soudain le bateau s'éloigner au moteur... "Ils m'abandonnent!!???!!??"
Pendant ce temps, mauvaise option, Christian et moi ayant pris un raccourci vers la crique, nous sommes vus contraints, en raison de la marée haute, de procéder à une varappe le long du flanc de la falaise pour regagner le sentier par le haut et redescendre en sécurité sur la plage...
Pour finir, une fois l'annexe fermement arrimée à Haliotide remis à l'ancre, il a fallu nous récupérer tous les 3 sur la plage où une forte houle s'était levée...On n'était pas au bout de nos peines!!! Opération déshabillage et mise à l'eau pour se rapprocher de l'annexe et passer les sacs à dos à Gérard, pour enfin essayer de grimper à bord. Las, l'embarcation se met en travers, nous sommes déséquilibrés, Christian et moi glissons sur les galets et tombons à l'eau, je me retrouve coincée entre l'annexe  et les galets, heureusement bien ronds, à la grande frayeur de Brig et Gérard qui se sentent impuissants. Mais tout est bien qui finit bien, après moultes essais, nous réussissons enfin à prendre le large, ruisselant mais rigolant après coup de notre mésaventure.
Avant de remonter à bord, nous repêchons la tennis de Gérard perdue en mer au cours de sa nage éperdue vers le bateau! Mis à part un énorme hématome sur le côté au niveau de la ceinture, là où j'ai roulé sur les galets, et pour Christian un joli bleu au niveau du pied, tout est bien qui finit bien! Pour nous remettre de nos émotions, nous nous offrons une petite baignade (Brig et moi) du bateau, suivie d'un bon thé bien chaud!!!

All is well that ends well!













3 commentaires:

  1. Bonjour à tout l'équipage de l'Haliotide.
    Nous suivons avec beaucoup d'intérêt votre périple vers les Antilles.
    La séquence de la dérive de votre annexe nous a soudain transportés 35 ans en arrière lorsque nous avions partagé un épisode de nos vacances sur l'île de Houat un peu semblable…

    En ce qui concerne le temps, malgré votre traversée du golfe de Gascogne un peu sportive, vous aviez fait le bon choix de date de départ.

    Nous suivons parallèlement la course du rhum et les concurrents partis de Saint Malo dimanche dernier ont été confrontés dès leur sortie de la Manche à trois dépressions consécutives très musclées (vents atteignant 60 nœuds et vagues entre 8 et 10 mètres).
    Résultat : après une semaine de course, une partie de la flotte est encore à l’abri dans les ports de la Bretagne sud ou du nord de l'Espagne et du Portugal, certains abîmés, d'autres hors compétition.
    Dans la catégorie des favoris, les trimarans géants, sur 6 au départ deux sont encore en tête sans probablement battre le record de la traversée cette année, deux sont hors d'usage, les autres pansent leurs plaies et naviguent plus lentement.
    Même plusieurs robustes monocoques de la catégorie Imoca ont démâté ou ont rencontrés des problèmes de structure.

    Nous pensons beaucoup à vous, naviguer reste malgré tout une aventure, quelle soit la meilleure possible.

    Gros bisous
    Hélène et Paul

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  2. Coucou
    Contents d'avoir de vos nouvelles et de savoir que vous nous suivez de loin. Dommage qu'on ne puisse vous envoyer quelques degrés de plus!
    Eh oui, nous sommes des spécialistes de l'annexe et l'épisode vécu avec vous à Houat est gravé dans les annales!!! Un moment d'anthologie...
    Nous venons de quitter Santa Cruz pour gagner une petite baie plus bas afin de nous mettre au mouillage. Restons encore 1 ou 2 jours sur Ténérife avant de partir au Cap Vert, dernière étape avant la grande traversée...
    Plein de bisous à vous

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  3. J en pleure de rire juste d imaginer la scène.que de péripecies, et c est pas fini a mon avis .hihihi

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