lundi 12 novembre 2018

Cap sur les Canaries

Départ à midi de la marina de Funchal, où nous avons passé la nuit dernière, pour les Canaries. Normalement on devrait avoir 15 nœuds de vent portant mais pour l'instant c'est plutôt pétole...
On espère toucher un peu de brise en s'éloignant de l'île...
Hier au soir nous nous sommes fait un petit restaurant dans la vieille ville, repas de poissons (brochettes de thon, espadon et calamar pour Christian et moi, sabre (espada) aux bananes de Madère pour Gérard et Brig) précédé d'un poncha (ty punch typique de l'île) le tout agrémenté de Fado traditionnel, chanté curieusement par des hommes ... Airs mélancoliques et souvent poignants, chargés d'émotion racontant sans doute des chagrins d'amour, la célèbre saudade de celle qui est partie, des rencontres heureuses ou malheureuses, la nostalgie du bonheur perdu... ne comprenant pas les paroles, libre court à l'imagination....
Nous avons aussi admiré les graffs qui ornent les murs des petites ruelles étroites, et également les portes des habitations et des restaurants, des poèmes sont également affichés sur les murs, malheureusement nous ne parlons ni les uns ni les autres le portugais donc notre compréhension était plutôt limitée!



Quelques graffs de Funchal

samedi 10 novembre 2018

FUNCHAL-MADERE

Haliotide au mouillage devant Funchal

Nous quittons la Baia de Abra pour rejoindre Funchal, la capitale de Madère, vent nul, la navigation se fera donc au moteur sous le soleil ...
A l'arrivée en fin de matinée, nous mouillons dans l'anse à l'est du port où nous retrouvons Wylde Swan, lui aussi à l'ancre ainsi qu'une goélette allemande.
Après-midi découverte de la ville pittoresque, dépaysement assuré! Nous faisons aussi un peu d'avitaillement en produit frais et en pain...







vendredi 9 novembre 2018

Baia da ABRA - Madère

Aujourd'hui pour nous remettre de nos émotions d'hier, nous avons décidé de partir faire une randonnée pique-nique jusqu'au sommet de la Punta de Barlavento qui se dresse à 601 mètres d'altitude. Panorama grandiose et époustouflant!






 La Punta del Castello...




Ombre et lumière....

 
Contents d'arriver au sommet, on en a plein les jambes!!!

 


 
Fripouille, la grenouille de Brigitte a fait l'ascension elle aussi ...
C'était supposé être une journée cool et sans émotions.... en redescendant du sommet, Gérard et moi avons aperçu une petite embarcation s'éloignant doucement sur les flots à quelques centaines de mètres d'Haliotide... En l'observant avec plus d'attention nous avons réalisé avec stupeur qu'il s'agissait de notre annexe, sensée être encore arrimée sur la plage de gros galets noirs de jais située au pied de la montée menant au sentier côtier... Après le trekking, nous avons donc opéré une descente au pas de course suivi de près par Christian, Brig, étant en arrière, était encore dans l'ignorance de ce qui se tramait et cheminait tranquillement...
Une fois arrivé sur la crique au terme d'une course effrénée, Gérard n'écoutant que son courage, s'est jeté à l'eau pour rejoindre Haliotide.
D'en haut, Brig a eu la stupéfaction de voir soudain le bateau s'éloigner au moteur... "Ils m'abandonnent!!???!!??"
Pendant ce temps, mauvaise option, Christian et moi ayant pris un raccourci vers la crique, nous sommes vus contraints, en raison de la marée haute, de procéder à une varappe le long du flanc de la falaise pour regagner le sentier par le haut et redescendre en sécurité sur la plage...
Pour finir, une fois l'annexe fermement arrimée à Haliotide remis à l'ancre, il a fallu nous récupérer tous les 3 sur la plage où une forte houle s'était levée...On n'était pas au bout de nos peines!!! Opération déshabillage et mise à l'eau pour se rapprocher de l'annexe et passer les sacs à dos à Gérard, pour enfin essayer de grimper à bord. Las, l'embarcation se met en travers, nous sommes déséquilibrés, Christian et moi glissons sur les galets et tombons à l'eau, je me retrouve coincée entre l'annexe  et les galets, heureusement bien ronds, à la grande frayeur de Brig et Gérard qui se sentent impuissants. Mais tout est bien qui finit bien, après moultes essais, nous réussissons enfin à prendre le large, ruisselant mais rigolant après coup de notre mésaventure.
Avant de remonter à bord, nous repêchons la tennis de Gérard perdue en mer au cours de sa nage éperdue vers le bateau! Mis à part un énorme hématome sur le côté au niveau de la ceinture, là où j'ai roulé sur les galets, et pour Christian un joli bleu au niveau du pied, tout est bien qui finit bien! Pour nous remettre de nos émotions, nous nous offrons une petite baignade (Brig et moi) du bateau, suivie d'un bon thé bien chaud!!!

All is well that ends well!













jeudi 8 novembre 2018

MADERE

Après une deuxième nuit passée au mouillage, dans le port cette fois-ci, et le plein de gazole, nous quittons cette jolie escale de Vila Baleira avec un peu de regret de ne pas avoir pu prolonger plus longtemps notre exploration de l'île. Malheureusement le retard pris en octobre ne nous permet pas de faire des escales trop longues si on veut profiter des îles du Cap Vert et arriver avant Noël aux Antilles...
Cap sur Madère à 10h30, vent de travers nous permettant de hisser le spi. Des puffins cendrés sont en chasse tout autour du bateau, peut-être arriverons nous enfin à pêcher un poisson aujourd'hui???


 Préparation du spi


 Adeus Porto Santo!

Nous arrivons à Madère à 16h20, Baia da Abra, après une belle navigation, vent de travers sous spi à bonne vitesse... et quelques péripéties qui ont fait baisser notre moyenne! 
Au bout de 3 heures alors que nous sommes en train de préparer le repas, on entend un grand bruit et on se rend compte que la drisse de Grand Voile a lâché! On ferle la voile et décidons de continuer sous spi uniquement, l'île de Madère étant proche on avisera en arrivant... 1 heure et demie plus tard, alors que nous sommes tous à l'intérieur entrain de manger, c'est comme un coup de tonnerre qui éclate! On pense tout de suite au spi, et effectivement il gît dans l'eau le long du babord d'Haliotide!!! La vitesse ayant chuté nous n'avons aucun mal à le remonter sur le pont, il n'est pas déchiré heureusement et on constate que, cette fois ci, c'est la drisse de spi qui s'est sectionnée... Il doit y avoir un problème en tête de mât...
On finit au moteur jusqu'à la ria de Abra qui nous offre un spectacle magnifique... Pas le temps de profiter du panorama, une fois à l'ancre, Gérard monte au mât, ceint de son harnais, pour réparer avec l'aide de Christian qui assure au pied de mât... Constat: le réa de Grand Voile s'est fendu, celui de spi s'était endommagé,  et les drisses se sont donc cisaillées tour à tour... En attendant de pouvoir remplacer les réas de tête de mât, Gérard intervertit balancine et drisse de Grand-voile, et remet la drisse de spi en place après avoir poncé le réa légèrement agressif. Total: 2 heures juché en haut du mât, bien à l'abri dans la baie par mer calme... avec une vue imprenable!
 Spi récupéré sans dommage...
 Arrivée à Baia da Abra         
 Il devrait faire beau demain!!!
 Croquis des réas en cause
 Wylde Swan, goelette néerlandaise.




mercredi 7 novembre 2018

PORTO SANTO



Coucou nous revoilou!!!
Nous avons mouillé devant la plage de Vila Baleira hier au soir à 22 heures... Ce matin après une bonne nuit de repos nous nous apprêtons à découvrir les lieux. La brume matinale s'est estompée et le panorama est superbe.


                                                                                la petite église de Vila Baleira

 La jetée de la marina où chacun laisse une trace de son passage




Mardi 6 Novembre 2018  

11h20. La nuit dernière a été plus calme, le vent est tombé et la houle s’est bien atténuée mais Eole capricieux nous a plutôt fait défaut. Pendant mon quart j’ai jonglé avec les réglages de voiles en allure grand largue, le vent passant de 4 à 14 voire 18 nœuds sans crier gare, pour garder de la vitesse et ne pas démarrer le moteur afin de préserver le sommeil de l’équipage,. Gérard a dû s’y résoudre à la fin de son quart à 02h30, Christian l’a coupé 1 heure plus tard et Brig l’a remis en route à 06h15. Depuis on alterne la voile et la vapeur !!!!

11h55. Gérard est occupé à faire de la couture à l’avant du bateau, la bordure inférieure du Génois s’est décousue sur 1 mètre et il veut éviter que cela ne file plus loin.




Brig et moi sommes sur nos ordis , Christian, qui surveille la bonne marche du navire, vient de nous préparer un bon café… il va être bientôt l’heure de s’occuper du repas. A noter, pas un seul plat en conserve n’a été utilisé jusqu’à présent ! Ce midi avocat puis tchoutchouka (pipérade œufs brouillés) avec une bonne salade verte.

Porto Santo est à 49.8 milles, on avance tranquillou,  le ciel est résolument gris depuis ce matin, j’espère que les nuages se dissiperont pour l’arrivée …

16h00 : TERRE !!! On aperçoit l’île montagneuse, haute sur l’eau avec son Pico do Facho (506 m), qui se détache et grossit peu à peu sur l’horizon. Encore 28 milles… L’arrivée se fera probablement de nuit même si Haliotide a repris de la vitesse au près serré. Le ciel laisse percer quelques lambeaux de bleu et le soleil brille sur l’eau. La mer est ici d’un bleu intense surprenant.
  






Lundi 5 Novembre 2018 11h35

Cinquième jour de navigation depuis la Galice, suite aux grains et à la dépression qui est passée, le vent reste aux alentours de 20/25 nœuds avec rafales, heureusement par le travers aujourd’hui, après le près serré que nous avons eu pendant 24 heures nous occasionnant une nuit bien agitée et inconfortable. Le bateau tape moins maintenant et se dandine d’un bord sur l’autre au gré de la mer devenue forte avec une grosse houle de 3 à 4 mètres environ qui déferle bien évidemment de côté… Par contre le soleil baigne le carré d’une chaleur douillette et, ce qui est agréable, c’est le réchauffement opéré depuis les côtes portugaises, on oscille entre 20° et 24°C et l’humidité  s’est bien réduite à l’intérieur du bateau (si on fait abstraction des vagues scélérates qui aspergent régulièrement le pont !)… En navigation de nuit, on ne souffre plus du tout du froid, on décapèle un peu et c’est bien appréciable.

Le manque de sommeil se fait néanmoins sentir, en ce qui me concerne les veilles au milieu de la nuit ne me permettent pas de m’endormir avant mon quart, ou très peu, et je suis donc en fort déficit ce qui rejaillit un peu sur le moral ce matin…

On se réconforte comme on peut, par exemple en savourant une belle tarte aux pommes préparée par Brig ou un bon petit thé accompagné de gâche et de l’excellente confiture de fruits rouges offerte avant le départ par nos amies normandes Nizou et Fanfan à qui on pense bien fort. Seul souci, il faut faire attention à nos mugs pleines lors des embardées dues!!!

L’île de Porto Santo se trouve à présent à 154 milles vers le sud ouest, c’est la plus proche de l’archipel de Madère. Si la vitesse se maintient à ce rythme, 6 à 7 nœuds en moyenne depuis ce matin malgré les 3 ris dans la grand voile et le génois, on pourrait espérer l’atteindre demain après midi… Je croise les doigts !